Siège du sultanat Bamoun, capitale artisanale de l’Ouest, gardiennes de deux musées et d’un palais, Foumban n’est pas une cité camerounaise comme les autres. On le comprend d’emblée en franchissant la grande porte en bois sculpté à l’entrée de la ville.
Le sultan habite le palis moderne, à proximité de la grande mosquée. Les jours de fête, les guerriers et les soldats de garde lui rendent hommage en exécutant la danse Mbansié, qui consiste à mimer un combat à l’aide de sabres.
En 1917, après de longues années de travaux, le palais est achevé, mais ce n’est pas du tout un édifice qui ressemble à son époque. C’est une bâtisse baroque, un mélange de palais oriental et de château médiéval, une sorte de masse grise délabrée, aussi peu droite que la tour de prise, prête à s’écrouler et pourtant invincible. Bref, c’est un palais étrange, inattendu, unique dans tout le Cameroun. Le palais comporte deux étages, le second se situant en retrait. Il est articulé de part et d’autre d’une tour centrale. Dès que l’on pénètre à l’intérieur, on est agréablement surpris par la grandeur du hall, vaste salle d’armes et de réceptions. Les différentes pièces qui l’entourent étaient occupées par les notables, les sociétés secrètes et les favorites du roi. Quatre sont en bois délicatement sculpté. Grâce à un projet financé par l’UNESCO, le palais a été rénové au début des années 1990. Il a retrouvé depuis lors toute sa splendeur d’antan.
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