lundi 13 décembre 2010

Nkongsamba

En 1914, quand la guerre vint interrompre la construction du chemin de fer, le rail s’arrêtait en pleine brosse. Ce terminus accidentel, mais en fait définitif, allait donner naissance à une ville qui est aujourd’hui la plus importante et la plus urbanisée de tout l’ouest du pays. Nkongsamba, centre de commercialisation du café, compte plus de 100 000 habitants.
En arrivant du sud, on découvre la ville du haut d’une butte, à la sortie d’un virage ; juste l’endroit où une pancarte de bienvenue accueille les visiteurs. Nkongsamba est blottie dans une cuvette triangulaire et délimitée par des monts fascinants, sorte de cratère volcanique déchiqueté : Manengouba, Nlonako et Koupé où, au dire des anciens, habitent les dieux protecteurs de la région. La ville, étendue tout en longueur, s’est faufilée dans une étroite vallée ; des éperons rocheux délimitent naturellement les différents quartiers. Partout le rouge rt le vert prédomine. Rouge, couleur de la latérite qui teinte les rues, le stade et les toits de maisons en tôle, quand la terre s’envole sous l’effet du vent ou lors du passage d’un véhicule. Vert, couleur des bananiers qui la décolorent ici et là, comme de gros bouquets de feuillage.

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