Le site est splendide. D’un côté des collines boisées, de l’autre l’océan… une brise marine rafraichit en permanence cette station balnéaire très fréquentée. C’est ici que les résidents de Douala viennent passer les week-ends, car les plages sont à moins d’une heure de route de la grande cité portuaire.
Limbé fondé en 1958 par le missionnaire anglais Alfred Saker, est agrémentée d’un jardin botanique envahi par la nature luxuriante qui l’environne. Les jardins tentent de réduire cet empiètement gênant par un constant travail de désherbage. Une large allée bordée par des haies d’hibiscus y conduit. Environ 1500 arbres serrés les uns contre les autres formes ce jardin qui est aussi le royaume des oiseaux. Au milieu de ce fouillis de verdure, deux pancartes indiquent, d’une part, un petit cimetière (envahi lui aussi par la nature) à la mémoire des soldats ayant appartenu aux régiments du Nigeria (1914-1942) et, d’autre part, des arènes que les arbres ont percées de leur tronc. Dans ce lieu inattendu et vide, appelé bizarrement (jungle village), la délégation départementale du tourisme organise des représentations de danses locales pour visiteurs. A ce jardin botanique, est associé le zoo de Limbé, qui est un centre de recherche et de préservation animale. Il héberge des gorilles, chimpanzés, guenons et plusieurs autres espèces. Un programme de recherche est mis en place par la Mission du développement du mont Cameroun dans le but de protéger les espèces animales et végétales présentes dans la montagne située à proximité.
Les plages les plus appréciées par les touristes sont ; Mile 8, Mile 11 et surtout Mile 6, ombragée par de grands arbres très touffus. Toutes sont noires, couleur du sable qui compose, car l’ensemble volcanique du mont Cameroun domine la côte à cet endroit.
La mer est chaude et calme, mais truffée de rochers qui dorment à fleur d’eau. Les pêcheurs les évitent en zigzagant habilement pour éviter que les côtés tranchants des rocs ne déchirent les coques en bois de leurs pirogues. Au large, une impressionnante série d’îles tabulaires surgissent des flots. Par temps clair, surtout pendant les semaines qui suivent la fin de la saison des pluies, on les distingue nettement. Mais quand l’harmattan se lève et efface l’horizon, on ne voit plus que des masses informes aux contours imprécis. L’île de Bota, la plus grande est habitée par des pêcheurs ; on peut la visiter en louant de pirogue. Les autres sont occupées par des chauves-souris et des serpents ; les amateurs d’île peuvent cependant débarquer en louant également une pirogue. Ceux qui préfère les promenades plus tranquilles peuvent flâner dabs le petit port de pêche de la ville. A proximité, des femmes vendent des ananas et des noix de coco ; les hommes bradent des poissons fraîchement pêchés.
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