Une légende dit autre fois les populations Ewondo, venant de la région des savanes, traversèrent le fleuve Yon (l’actuel Sanaga) sur un serpent géant et occupèrent les différentes collines où se dresse aujourd’hui Yaoundé, la capital.
En 1889, les allemands, remontant de Kribi, fondent un poste militaire sur ce même emplacement ; puis l’administration et les premières maisons de commerce s’installent à leur tour dès 1907. Quatorze ans plus tard, les français font de la ville le siège du gouvernement. En 19946, « bastos », la première entreprise industrielle s’implante sur une colline. A partir de cette époque, l’expansion urbaine est amorcée ; elle ne s’arrêtera plus.
Construite sur plusieurs collines, Yaoundé bénéficie d’un site pittoresque et d’un climat relativement plus « frais « que celui de la côte ; les maxima de température oscillent entre 30 et 33°C et les minima sont de l’ordre de 15°C. La capitale s’étire par monts et par vaux sur 7 kilomètres et chaque quartier, fortement individualisé, à des contours naturels : ceux d’une colline, d’un plateau ou d’une vallée. Les quartiers populaires ont échoué sur versants et les terrains bas ; les quartiers résidentiels et administratifs se sont emparés des hauteurs. Les voies suivent des lignes de crête en prenant bien soin d’éviter les vallons. Dans ce site pourtant très perturbé, un axe nord-sud se dessine : la vallée Djoungolo-Mfoundi. On a souvent comparé Yaoundé à une cité-jardin, perchée sue ses septes collines (qui, en fait, sont plus nombreuses lorsqu’on les détaille) ; c’est vrai, elle est verte et fleurie pour celui qui ne connait que les capitales de bêton. Néanmoins, il ne reste presque plus de traces du magnifique décor que les chefs Ewondo avaient peuplé de leurs villages d’écorce et de raphia.
En quittant l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen en direction du centre ville, on découvre la capitale par quartier successifs. D’abord Messamedongo ,ou Koweit, nouveau quartier remarquable par ces résidences luxueuses et ses villas cossues dignes des filmes de hollywood. Après l’ancien aéroport devenu base militaire, le quartier Mvog-Mbi avec ses maisons recouvertes de tôle ondulée, jouxte Nkoldongo, le fief du célèbre club de foot le Canon de Yaoundé. Le grand rond-point de la poste centrale oriente par ces panneaux indicatifs, le chemin à suivre aux visiteurs. Les ambassades, les ministères, le centre commercial, la mairie… il marque le début d’un quartier administratif ; c’est l’une des parties les plus modernes de la ville avec un ensemble imposant de ministères : finances, poste et télécommunications, service du premier ministre. Mais aussi l’hôtel Hilton, ainsi que l’ancien palais présidentiel, faisant désormais office de Musée national… En contrebas du ministère de l’Educationet de l’hôtel des députés, coule doucement les eaux du lac Municipal, une véritable attraction. En passant par le boulevard du 20 Mai (qui tient son nom du jour de la fête nationale), le plus large de la ville, où se tiennent toues les grandes parades, l’on aboutit au rond point de la BEAC, avec ses banc public et ses jardins. Autour de la poste centrale, qui date’ de 1939, se dresse la tour de la société nationale d’investissements, l’immeuble de Camtel, le plus ancien supermarché de la ville, Score, et la cathédrale Notre-Dame des victoires. Le quartier commerçant commence vraiment dès l’avenue de l’Indépendance, en passant par l’avenue Natigal où l’on trouve le marché central. Un peu plus loin, on débouche sur le carrefour abritant les bois de Warda, une merveille naturelle en plein cœur de la ville. Ici, on découvrir la beauté d’une multitude de fleurs, dont on peu humer les essences, assis sur le banc public. C’est le lieu le plus prisé de la ville pour les photos de mariage.
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