Son viendrait de la déformation de Kiridi, c'est-à-dire hommes de petites taille, autrement dit, pygmées. Ils constitueraient la population autochtone de la région, avant d’être envahis et repoussés dans les forêts environnantes par les Batanga et les Bakoko. Chef-lieu du département de l’Océan, Kribi est un port en eau profonde construit à l’origine par les Allemands. Il se situe à l’embouchure de la rivière Kienké, et compte environ 40 000 habitants. Son port de l’exportation du bois en grumes et du cacao provenant surtout de la province du sud.
Près de la mer se trouve le quartier administratif, dominé par un palais blanc construit au début du XXe siècle pour le gouverneur allemand de l’époque. Il sert aujourd’hui de résidence au préfet.
Dans la journée la ville est calme. Même le quartier commerçant, malgré le nombre impressionnant de boutique, ne s’anime qu’en fin d’après midi. Seul le port est actif. Des remorqueurs font la navette entre la rade et les cargos ancrés en haute mer, en tirant péniblement d’énormes barges chargées de légumes ou de sacs de cacao.
Kribi est un lieu de vacances rêvé. Le tourisme y est déjà en pleine expansion. Le climat est plus sec que celui de Douala et la région, par sa situation géographique, offre de nombreuses possibilités de promenades et de distractions. L’arrivé à Kribi est très saisissante. Ici, les villageois vivent de la pêcjhe et…du tourisme. De leur propre initiative, ils ont bâti quelques cases avec des lits. Dehors, sous les cocotiers, ils ont installé des tables et des bancs. Les villageois organisent non seulement des promenades en pirogue sur la Lobé (les chutes de la Lobé à quelques kilomètres de Kribi), mais aussi des circuits de deux jours dans la forêt profonde, à la recherche des grands singes et des troupeaux d’antilopes. Deux journées d’aguets et une nuit impressionnante sous une tente, au cœur d’une brute, royaume des animaux, qui devient de plus en plus rare. Déjà la faune de Campo, des îles de Dipikar et de Madiogo est menacé de disparition.
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